Gérer l’incertitude, mais pas de raison de paniquer
Les investisseurs devront composer avec une volatilité supplémentaire, celle liée à la nouvelle dynamique politique américaine, qui dépasse largement les frontières du pays.
Cependant, il n’y a pas de raison de paniquer. On constate d’ailleurs que la réaction initiale des marchés financiers est moins forte que celle qui avait suivi le vote britannique en faveur du Brexit. Cela s’explique par le fait qu’une partie des incertitudes étaient déjà comprises dans les cours boursiers.
Certes, le retour aux fondamentaux se fera graduellement et le comportement des marchés restera pendant plusieurs mois tributaire des orientations de Donald Trump. Mais il ne faut pas ignorer que le contexte économique s’est quelque peu amélioré en cours d’année.
Par ailleurs, les pressions déflationnistes ont baissé. C’est un élément rassurant supplémentaire pour les bénéfices des sociétés, à mettre dans la balance. Sans compter que les banques centrales maintiendront des politiques de relance et que les taux d’intérêt demeurent bas, donc peu attrayants, ce qui devrait stimuler l’appétit des investisseurs pour les marchés boursiers.