Ce sera finalement l’une des leçons de 2021. Les idées les plus simples ne sont pas toujours les meilleures, contrairement à ce que nous souffle la sagesse populaire. Emmenées par une Chine qui avait surmonté le choc COVID à la fin de 2020 déjà, les actions des pays émergents et du Sud-Est asiatique apparaissaient comme un choix de raison pour s’exposer à la reprise vigoureuse de la croissance mondiale. Après un début d’année en trombe, ces thématiques ont néanmoins contre-performé en 2021. Le tsunami réglementaire décidé par Pékin, le lâchage plus ou moins ordonné des mastodontes surendettés de l’immobilier chinois et le resserrement des conditions de crédit dans de nombreux pays émergents confrontés à une inflation précoce ont pris les investisseurs à rebours. Les expositions larges à ces marchés, affectées par le plongeon des mégacapitalisations technologiques chinoises, se sont soldées par des baisses comprises entre 3% et 10%.
En revanche, certaines approches plus profilées sont parvenues à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas, par exemple, d’un portefeuille d’actions de substance chinoises et coréennes géré activement que nous avions mis en avant début 2021 et qui affiche une hausse annuelle de près de 13%. Par ailleurs, sur le segment peu attractif des emprunts obligataires souverains, l’achat de dette chinoise en yuan ressort comme une de nos bonnes idées d’investissement, avec à la clé une performance positive de plus de 6%.