Actions suisses à haut dividende
Dans un marché constructif mais marqué d’incertitudes, la thématique des actions suisses à haut dividende conserve tout son intérêt comme stratégie de fond de portefeuille. Elle cible des sociétés établies, aux fondamentaux solides, capables de délivrer sur la durée un rendement supérieur à la moyenne du marché suisse des actions. Ces titres offrent ainsi une rémunération attractive du capital investi, d’autant plus précieuse face à la faiblesse des rendements obligataires en franc.
Outre un noyau dur composé de Nestlé, Novartis et Roche, dont le poids relatif est volontairement réduit par rapport au SMI, cette approche intègre un large éventail de valeurs issues du marché secondaire. L’exposition accrue à des secteurs domestiques comme les télécoms, la finance ou l’immobilier contribue à limiter le risque tarifaire, tandis que l’industrie, autre pilier de ces stratégies, bénéficie du plan d’investissement allemand et des efforts de réarmement de l’Europe, premier débouché de la Suisse à l’export.
Le nouvel élan de la zone euro
Les planètes demeurent alignées pour l’économie de la zone euro. Bruxelles a conclu avec Washington un accord douanier relativement favorable en comparaison internationale, offrant un cadre plus prévisible aux exportateurs européens dépendants du marché américain. Les entreprises tournées vers la demande intérieure bénéficient quant à elles d’une croissance toujours modeste, mais plus résiliente qu’attendu.
Elles profitent également de l’élan impulsé par le plan d’investissement allemand, de l’assouplissement budgétaire outre-Rhin et du renforcement de l’effort de défense européen. L’engagement des États membres à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense représente environ EUR 400 milliards de dépenses annuelles supplémentaires. Enfin, la détente monétaire initiée par la BCE, ramenant son taux directeur de 4% à 2%, soutient des conditions de financement favorables. En prime, les valorisations boursières de la zone euro demeurent attractives en comparaison des indices américains.
L’IA version chinoise
La Chine affiche des ambitions de premier plan dans le développement de l’IA. L’annonce de son objectif de tripler sa production de processeurs IA dès l’an prochain illustre la rapidité de sa mobilisation pour réduire sa dépendance à l’égard des fournisseurs américains. Cette dynamique repose sur des politiques publiques favorables, des investissements massifs en capital et une demande soutenue.
Dans un contexte très compétitif, l’architecture open source favorise une rapidité des développements qui permettent désormais aux sociétés chinoises de concurrencer les géants américains. Mais cette thématique vise aussi à investir dans l’intégration à plus large échelle des technologies IA, notamment dans la robotique, la conduite autonome ou les applications industrielles. Enfin, les actions technologiques chinoises présentent encore un potentiel de revalorisation par rapport à leurs homologues américaines. Depuis fin juin, cette thématique est très bien orientée, soutenue par des résultats de sociétés convaincants.