Suisse: LA référence des dividendes
La Suisse, où la fiabilité des bilans va de pair avec la qualité des rendements, est un marché de référence pour les actions à hauts dividendes. Au titre de leur exercice 2025, les entreprises cotées à la bourse de Zurich verseront cette année près de CHF 57 milliards à leurs actionnaires.
La thématique cible des sociétés bien établies, faiblement endettées et aux distributions aussi généreuses que régulières. Elle apparaît particulièrement adaptée à un environnement de marché sujet à une volatilité accrue, alimentée par les tensions militaires au Moyen-Orient. Les titres susceptibles d’entrer dans ce type de stratégie délivrent des rendements supérieurs à la moyenne du marché suisse, qui avoisine 2,8%. La thématique offre ainsi une rémunération particulièrement attractive face aux maigres rendements du marché obligataire en franc.
Outre un noyau dur constitué par Nestlé, Novartis et Roche, la thématique propose traditionnellement une exposition aux acteurs de la santé, des télécoms, de la finance, de l’immobilier, de l’industrie et des services de communication.
Un amortisseur face à l’inflation
La hausse conséquente des prix des hydrocarbures induite par le conflit en Iran redonne de l’élan à l’inflation. Certes, celle-ci reste, pour l’heure, confinée au secteur énergétique et les banques centrales veillent au grain. Les conséquences de ce retour de flamme sur l’ensemble des prix à la consommation dépendront néanmoins du rythme de normalisation de la production pétrolière et du trafic maritime au Moyen-Orient.
Au-delà de ce nouvel épisode de tension, tout porte par ailleurs à croire que l’inflation gardera un caractère plus structurel durant les prochaines années, notamment en raison de la fragmentation croissante d’un monde qui tourne le dos à la mondialisation.
Dans ce contexte, il peut être intéressant pour un investisseur ou une investisseuse en actions de s’exposer à des sociétés qui ont un fort pouvoir de fixation des prix (pricing power). La détention d’un avantage compétitif durable est le marqueur clé de ces entreprises. Nombre d’entre elles revendiquent cette étiquette, sans toujours en avoir l’envergure. La sélection de titres peut faire toute la différence.
L’Europe? Oui, mais sélectivement
L’Europe s’est considérablement transformée depuis la crise de 2008. Les pays du Sud ont assaini leurs finances. L’Allemagne a tourné le dos à l’austérité budgétaire. L’UE est capable d’emprunter au nom de ses membres. Le secteur privé s’est renforcé. Les banques ont consolidé leur capital et le crédit circule mieux. Les plans de relance budgétaires à l’échelle du continent, ou de l’Allemagne, vont renforcer la dynamique.
Sur le plan boursier, les valorisations des actions européennes restent attractives et les anticipations bénéficiaires prennent l’ascenseur. Une aubaine, d’autant que l’Europe constitue un complément idéal au marché suisse, concentré sur les secteurs défensifs, ainsi qu’au marché américain, dominé par la big tech.
Le vivier de sociétés européennes cotées reste très riche. Cette diversité crée des opportunités, mais requiert une forte expertise. Nous privilégions une gestion active, fondée sur une sélection de titres à forte conviction dont les perspectives offrent un potentiel de performance supérieur clairement identifié.