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2026: quatre points d’attention dans un cycle mûr, mais encore résilient

  • Les élections de mi-mandat et la succession à la tête de la Fed aux États-Unis vont cristalliser l’attention.
  • L’IA restera un catalyseur important des marchés.
  • L’Europe boursière se pose en challenger.
  • Le défi des taux bas reste entier pour les investisseuses et les investisseurs en franc.

À l’aube de 2026, la marche semble évidemment haute. Après trois exercices fructueux, la probabilité d’enchaîner sur une quatrième année de hausse des actions tombe à 50%. Les valorisations tendues laissent peu de marge à l’erreur. Reste que l’histoire boursière présente des épisodes de hausse bien plus longs et que l’économie mondiale reste résiliente. Ainsi faut-il envisager l’année 2026 avec prudence tout en conservant une approche d’investissement souple et opportuniste.

L’enjeu des élections de mi-mandat

L’un des enjeux centraux pour 2026 est l’évolution du dollar et des taux d’intérêt américains. Aux États-Unis, la proximité des élections de mi-mandat incitera probablement le président en exercice à promettre de nouveaux allègements fiscaux pour conserver sa majorité, au risque de raviver les inquiétudes sur la trajectoire déjà délicate des finances publiques américaines. Parallèlement, la tentation de l’administration Trump d’exercer une influence accrue sur l’orientation de la politique monétaire va s’intensifier à l’approche du renouvellement de la présidence de la Réserve fédérale (Fed) en mai 2026. Une Fed corsetée et potentiellement encline à privilégier son mandat de soutien à la croissance au détriment de la stabilité des prix, pourrait rehausser les attentes d’inflation, créer des tensions sur les taux longs et fragiliser dollar.

L’IA: un thème toujours structurant

Dans le contexte de rivalité croissante avec la Chine, une politique monétaire américaine crédible mais relativement douce, demeure essentielle pour soutenir le cycle d’investissement dans l’intelligence artificielle (IA). L’IA, force motrice de la hausse des indices américains en 2025, devrait rester un thème structurant en 2026. Entre montants massifs investis, participations croisées, promesses de gains de productivité et valorisations élevées des acteurs du secteur, les marchés s’interrogent. À moyen terme, la vraie question sera de déterminer si le marché valorise correctement les bénéfices potentiels de l’IA.

L’Europe en relais de croissance

La haute valorisation et la forte concentration du marché américain nourrissent un besoin accru de diversification. Face à l’envolée des prix des actifs américains, les marchés européens se présentent comme une alternative attractive. Les différents volets de la relance européenne et le plan de modernisation des infrastructures et de réarmement de l’Allemagne devraient soutenir plus nettement l’activité en 2026. Cette dynamique contribuera à soutenir les bénéfices des entreprises européennes, dont la rentabilité devrait augmenter de manière significative après une année 2025 atone. De quoi aussi attirer les capitaux vers l’Europe. Le phénomène est déjà observable du côté des investisseurs institutionnels, soucieux d’alléger leur exposition aux mégacapitalisations américaines.

Suisse: défis inchangés

La résilience de l’Europe, premier débouché de notre industrie d’exportation, constitue une bonne nouvelle pour la Suisse. Après avoir posé les bases d’un nouveau cadre commercial avec les États-Unis, la Suisse a tout intérêt à soigner ses relations avec l’Europe. La stabilité observée entre l’euro et le franc en 2025 pourrait se prolonger en 2026. Dans ces conditions, la BNS pourrait éviter un retour de son taux directeur en territoire négatif. Les placements sans risque en franc resteront néanmoins faiblement rémunérés, ce qui maintient intact le défi d’identifier des sources de rendement alternatives. Une diversification plus large, notamment au-delà des emprunts libellés en franc, s’impose toujours comme une voie privilégiée pour répondre à cette contrainte.