Parmi les préoccupations des PME vaudoises, la politique extérieure de la Suisse (relations avec l'UE, neutralité, etc.) est mentionnée par plus une entreprise sur cinq.
Sur fond de climat conjoncturel mondial en manque d’élan et d’incertitude créée par les droits de douane américains, le moral des PME vaudoises est contrasté. Il y a, d’un côté, celles dont le moral semble s’améliorer: selon un sondage représentatif, réalisé entre fin novembre et mi-décembre 2025 par la cellule Études et analyses clients de la BCV, elles sont 52% à juger leur situation bonne ou très bonne, alors qu’elles n’étaient que 43% à la mi-2024. Mais, d’un autre côté, la part des entreprises jugeant leur situation mauvaise ou très mauvaise est passée de 15% à 23%.
Comme depuis 2023, l’inflation est le principal sujet d’inquiétude des PME vaudoises. Pour 44% d’entre elles, il s’agit de l’un des principaux obstacles à la marche des affaires dans les années à venir; la hausse des prix est cependant moins fréquemment citée que les années précédentes (2023: 61%, 2024: 65%). L’évolution de la croissance est devenue la deuxième préoccupation, passant de 17% à 38%. Quant aux difficultés de recrutement, elles restent présentes et sont mentionnées par 27% des répondants (2024: 25%).
La situation géopolitique mondiale (26,4%), le franc fort (24,4%), l’évolution de la place financière suisse (21,8%) et celle des taux d'intérêt (21,1%), ainsi que la politique extérieure de la Suisse (relations avec l'UE, neutralité, etc., 20,2%) sont également des sujets mentionnés par plus d’une entreprise sur cinq. Quelque 214 entreprises ont répondu et la marge d’erreur est de 6,7%.
Quant aux droits de douane additionnels introduits par les États-Unis, d’abord à hauteur de 10% en avril, puis portés à 39% en août et réduits à 15% en novembre 2025, ils concernent 12% des entreprises vaudoises; 27% d'entre elles le sont directement. Un peu moins d'une entreprise touchée sur deux l'est de manière importante, ce qui représente près de 6% des entreprises vaudoises.
Comme en 2024, la réduction des coûts est la principale mesure déjà prise pour lutter contre les freins à la marche des affaires. Pour l’avenir, les trois principales mesures envisagées par les entreprises sont la diversification, la recherche de nouveaux marchés et l'augmentation des prix. La réduction des coûts reste également aussi d’actualité pour les prochains mois. En revanche, l'adaptation des chaînes d'approvisionnement et la réduction des effectifs semblent secondaires pour l'année à venir. Dans ce contexte, mais sans qu’il y ait forcément un lien de cause à effet avec celui-ci, 40% des entreprises sont en cours de réflexion concernant la transmission de l'entreprise.
Alors qu’un ralentissement de la conjoncture se dessine pour 2026, mais pas de récession, selon les dernières prévisions de croissance publiées par la Commission Conjoncture vaudoise, les PME du canton sont relativement positives en ce qui concerne les perspectives pour 2026. Quelque 47% d’entre elles prévoient une hausse, forte ou modérée, de leur chiffre d’affaires, contre 15% qui attendent une baisse (forte ou modérée).