Invitée dans une manifestation de la BCV, Andrea Rauber Saxer, cheffe de la Division pour les relations bilatérales économiques au SECO, a rappelé que la Suisse avait des atouts en main pour défendre sa place dans le commerce mondial.
«Dans ce nouveau monde, la bonne nouvelle c’est que 74% du commerce se fait encore sous les règles de l’OMC». Autre bonne nouvelle, selon Andrea Rauber Saxer, ambassadrice au Secrétariat d’État de l’économie, pour défendre sa place sur la carte d’un commerce mondial en recomposition, la Suisse doit être créative et «nous le sommes».
Invitée à s’exprimer dans une manifestation organisée par la BCV au Lausanne-Palace, la cheffe de la Division pour les relations bilatérales économiques au SECO a décrit les atouts dont disposait le pays pour affronter ce monde fragmenté, imprévisible, où disparaissent les repères. Adapter les discours, créer de nouvelles alliances, diversifier les accords bilatéraux, en réveiller d’autres, agir au sein de l’Organisation mondiale du commerce avec les petites et moyennes économies ouvertes, sans oublier le soutien aux entreprises.
«Nous devons être partout, nous devons marquer notre présence», a-t-elle encore rappelé en précisant que la Suisse participera à la prochaine réunion du G20. Elle ne l’a pas caché, «on y arrivera, mais ce sera difficile». En attendant, les négociations avec les États-Unis pour entériner l’accord de cet automne sur les 15% de droits de douane supplémentaires commencent.
Retrouvez les explications d’Andrea Rauber Saxer du SECO en vidéo.