Les atlas et indices des prix de transaction se basent sur les modèles d’évaluation de Wüest Partner. Ils portent sur des objets dits «de référence», définis comme étant des logements construits il y a moins de cinq ans, offrant un bon standard d’aménagement, une microsituation ainsi qu’un volume ou une surface usuels.
Les prix représentés sont donc indicatifs et reflètent des moyennes. Sur le marché, ils peuvent varier par rapport à ces dernières en fonction des caractéristiques propres à un objet, le différenciant d’objets voisins. Par exemple, dans l’Arc lémanique, la qualité de la vue sur le lac Léman peut justifier des différences de prix importantes.
Prix d’une maison individuelle de référence (âge: 5 ans, standard d’aménagement: usuel, microsituation: moyenne, terrain: 500 m2, volume: 920 m3 SIA 116)
Source: Wüest Partner. Fond de carte: Office fédéral de la statistique (OFS), GEOSTAT
Prix d’un appartement en PPE de référence (âge: 5 ans, standard d’aménagement: usuel, microsituation: moyenne, surface habitable nette: 110 m2, sans garage et sans place de parc).
Source: Wüest Partner. Fond de carte: Office fédéral de la statistique (OFS), GEOSTAT
Le district d’Aigle, où les prix sont plus bas d’environ un cinquième qu’en moyenne cantonale, fait partie de ceux dans lesquels la démographie est la plus dynamique. La population a augmenté de 9,0% ces cinq dernières années, la troisième hausse la plus forte dans les districts vaudois. Le taux de logements vacants s’inscrit en baisse, passant de 1,8% en 2024 à 1,4% au 1er juin 2025.
La construction est en net repli, avec une moyenne annuelle de 120 nouveaux logements attendus sur le marché en 2025 et 2026, contre quelque 260 objets par année en moyenne entre 2020 et 2024. La baisse concerne aussi bien le segment locatif que la propriété individuelle. En ce qui concerne les prix, les maisons familiales individuelles ont augmenté de 3,4% au premier semestre 2025 et les PPE de 3,1%. Ces hausses étaient proches de la moyenne cantonale.
La production de nouveaux logements recule moins dans le district de la Broye-Vully qu’en moyenne cantonale. Quelque 210 nouveaux objets sont attendus en moyenne par année entre 2025 et 2026, contre 260 entre 2020 et 2024. Si un repli est perceptible dans le segment locatif, la baisse s’observe surtout dans les villas et les appartements en PPE. La population a augmenté de 9,4% entre 2020 et 2024, la deuxième hausse la plus forte du canton grâce à des prix en moyenne un quart plus bas que dans le canton. Le taux de logements vacants a légèrement fléchi, passant de 1,3% en 2024 à 1,2% en 2025.
Les prix des villas ont augmenté de 3,9% au premier semestre 2025 et ceux des appartements en PPE de 2,3%, selon les indices de Wüest Partner. Ces progressions ont été proches de la moyenne cantonale. Sur la ligne du RER de la Broye, près des lacs de Morat et de Neuchâtel ou près de Lausanne, les prix peuvent cependant être 10% à 15% plus élevés qu’en moyenne dans le district.
Après plusieurs années de démographie particulièrement dynamique, le Gros-de-Vaud connaît actuellement une progression de sa population en ligne avec celle du canton, soit une hausse de 6,2% ces cinq dernières années. Les villas ont renchéri de 3,5% au premier semestre 2025, un rythme proche de la moyenne cantonale, et les appartements en PPE de 1,4%, sensiblement moins que cette dernière. La construction ralentit également, avec quelque 80 nouveaux logements attendus en moyenne annuelle en 2025 et 2026, contre 260 en moyenne entre 2020 et 2024.
Le taux de vacance a légèrement augmenté, passant de 0,7% l’an dernier à 0,8% cette année. Dans le district, les prix de l’immobilier en propriété individuelle sont en retrait d’environ 10% par rapport à la moyenne cantonale. Les disparités entre communes reflètent la proximité d’axes de mobilité, tels que l’autoroute A1, la ligne CFF du Pied-du-Jura et la ligne Lausanne – Echallens – Bercher (LEB), ainsi que le voisinage de Lausanne. Dans les communes les mieux desservies et les plus proches de l’Arc lémanique, les prix peuvent dépasser de 10% à 20% la moyenne du district.
Dans le Jura-Nord vaudois, les prix des villas ont augmenté de 3,3% au premier semestre 2025 et les PPE de 3,2%, selon les indices de Wüest Partner, des hausses proches de la moyenne cantonale. L’activité de construction fléchit moins que dans d’autres districts, avec, en moyenne annuelle, 290 nouveaux logements mis sur le marché en 2025 et 2026, contre 510 entre 2020 et 2024. Le recul concerne le segment locatif comme celui de la propriété individuelle. À 4,3% entre 2020 et 2024, la hausse de la population est en retrait par rapport à la moyenne cantonale. Le taux de vacance a baissé, passant de 1,2% en 2024 à 0,9 au 1er juin 2025.
Les prix de l’immobilier dans le Jura-Nord vaudois sont plus bas d’environ 20% que la moyenne cantonale. À l’intérieur du district, la ville d’Yverdon-les-Bains et sa périphérie, les communes bordant le lac de Neuchâtel ainsi que la région Chavornay-Orbe, proche de l’autoroute A1 et desservie par la ligne CFF du Pied-du-Jura, affichent des prix de l’immobilier plus proches de la moyenne.
Dans le district autour du chef-lieu, le marché immobilier est un peu atypique. Les logements en propriété sont relativement rares (environ 20% du total) et leurs prix dépassent de près d’un tiers la moyenne cantonale; Lausanne figure même parmi les 10% des communes les plus chères du canton. La progression des prix des villas, de 5,3% au premier semestre 2025, a été la plus forte parmi les districts vaudois dans ce segment. La hausse de 2,0% pour les appartements en PPE a en revanche été plus basse que la moyenne cantonale, selon les indices de Wüest Partner.
Dans ce district aussi caractérisé par sa situation centrale, la production de logements est toujours importante: 430 nouveaux logements doivent sortir de terre annuellement en 2025 et 2026, principalement dans le segment locatif. Entre 2020 et 2024, la moyenne annuelle s’inscrivait à 640. Le taux de logements vacants est resté inchangé, à 0,6% au 1er juin 2025. Sur fond de marché du logement tendu, la population (+4,6%) a moins augmenté ces cinq dernières années que la moyenne cantonale.
Le district de Lavaux-Oron est partagé entre les communes proches du lac et celles de l’arrière-pays. À proximité du Léman, les prix de l’immobilier dépassent d’un cinquième la moyenne cantonale et certaines communes font partie des plus chères du canton, par exemple Lutry, Paudex ou Pully. Sur le Plateau, à Jorat-Mézières, Maracon, Montpreveyres, Oron ou Servion, les prix sont inférieurs à la moyenne cantonale d’environ 10% à 15%. À l’échelle du district, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 3,0% au premier semestre 2025, moins que la moyenne cantonale, ceux des PPE de 2,8%, une hausse proche de cette dernière.
L’activité de construction ralentit (moyenne annuelle 2020-2024: 340 nouveaux objets, 2025-2026: 140), les investissements baissant dans les logements locatifs comme dans les logements en propriété individuelle. Le taux de logements vacants a légèrement fléchi, passant de 0,8% en 2024 à 0,6% cette année. Quant à la population, avec une hausse de 4,4% sur cinq ans, elle a augmenté moins rapidement que la moyenne cantonale.
Les prix des villas ont augmenté de 4,5% dans le district de Morges au premier semestre 2025, la troisième hausse la plus forte parmi les districts vaudois. Les PPE ont renchéri, pour leur part, de 2,5%, une progression proche de la moyenne. À 6,4% ces cinq dernières années, la hausse de la population a aussi été proche de la moyenne cantonale.
En raison de la baisse des investissements dans le locatif, la construction recule, passant de 590 nouveaux logements par année en moyenne entre 2020 et 2024 à 230 objets attendus en moyenne annuelle en 2025 et 2026. Le taux de logements vacants a légèrement fléchi, passant de 1,0% en 2024 à 0,9% au 1er juin 2025. Le district de Morges est partagé entre les communes proches du lac et celles de l’arrière-pays. Dans les premières, les prix de l’immobilier dépassent d’environ 25% la moyenne cantonale. Dans les communes du Plateau proches de la ligne CFF du Pied-du-Jura ou de l’A1, ils sont, à l’inverse, en dessous.
Le district de Nyon connaît lui aussi une baisse de l’activité de construction de nouveaux logements, en raison du recul des investissements dans le segment locatif. Ainsi, 270 nouveaux objets par année sont attendus dans le district en moyenne en 2025 et 2026, contre 570 en moyenne annuelle entre 2020 et 2024. La population a moins augmenté que la moyenne cantonale entre 2020 et 2024, avec une hausse de 5,6%. Le taux de logements vacants a légèrement augmenté, passant de 1,2% en 2024 à 1,4% au 1er juin 2025.
Les prix des maisons individuelles ont augmenté de 1,9% au premier semestre 2025, le chiffre le plus bas parmi les districts vaudois, selon les indices de Wüest Partner. Ceux des PPE ont augmenté de 3,6%, cette fois la hausse la plus rapide du canton. À l’instar d’autres districts de l’Arc lémanique, celui de Nyon s’étend du Léman à l’arrière-pays. Près du lac, notamment à proximité de Genève, les prix de l’immobilier sont d’environ 30% plus élevés qu’en moyenne cantonale et certaines communes, Coppet, Founex, Mies ou Tannay, font partie des plus chères du canton. Sur les pentes du Jura, les prix sont plus proches de la moyenne du canton.
L’Ouest lausannois est le district dans lequel l’activité de construction est la plus importante. En moyenne, 980 nouveaux logements par an sont attendus en 2025 et 2026, principalement des appartements à louer. Ce nombre est plus élevé que la moyenne annuelle de 2020 à 2024 (960 nouveaux logements). À 11,7% ces cinq dernières années, la hausse de la population a aussi été de loin la plus rapide du canton. Le taux de logements vacants est resté inchangé à 0,5% au 1er juin 2025.
En raison de la proximité du chef-lieu, des grandes écoles et du Léman, l’Ouest lausannois fait partie des districts dans lesquels les logements en propriété sont les plus onéreux, avec des prix plus élevés d’environ 30% par rapport à la moyenne cantonale. Avec son accès direct au lac, Saint-Sulpice se classe même parmi les dix communes les plus chères du canton. À l’échelle du district, les prix ont augmenté à des rythmes proches de la moyenne cantonale: +3,3% au premier semestre pour les villas comme pour les PPE.
Les prix des villas ont progressé de 5,1% au premier semestre 2025 dans le district de la Riviera-Pays-d’Enhaut, la deuxième hausse la plus forte dans les districts vaudois. À 2,3%, l'augmentation des prix des appartements en PPE a été proche de la moyenne cantonale. L’activité de construction est en recul, avec 210 nouveaux logements par an attendus en moyenne entre 2025 et 2026, contre 320 en moyenne annuelle entre 2020 et 2024. La baisse est notamment liée à l’abandon de projets et à l’élaboration d’un nouveau Plan d’affectation à Montreux. La population a augmenté de 4,8% ces cinq dernières années et le taux de logements vacants est passé de 0,8% en 2024 à 0,9% au 1er juin 2025.
Le profil du district de la Riviera-Pays-d’Enhaut est un peu atypique, ce qui explique une évolution souvent différente de la moyenne cantonale. Notamment, il est composé d’une région proche du lac Léman et d’une autre au cœur des Alpes vaudoises. Sur la Riviera, les prix de l’immobilier sont plus élevés de près de 30% qu’en moyenne cantonale, alors que la différence est d’environ 10% pour le Pays-d’Enhaut. Avec une population en hausse de 4,8% sur cinq ans, sa démographie est en retrait par rapport à la moyenne cantonale.
Les atlas et indices des prix de transaction se basent sur les modèles d’évaluation de Wüest Partner. Ils portent sur des objets dits « de référence », définis comme étant des logements construits il y a cinq ans, offrant un bon standard d’aménagement, une bonne microsituation ainsi qu’un volume ou une surface usuels. Les prix représentés sont donc indicatifs et reflètent des moyennes. Sur le marché, les prix peuvent varier par rapport à ces dernières, en fonction de caractéristiques propres à un objet, le différenciant d’objets voisins.