Plus que trois semaines pour trouver un accord!

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Marchés27 octobre 2020

Dernière chance pour le Brexit

Le Royaume-Uni et l'Union européenne sont entrés dans une phase intensive de discussions, qui devrait durer jusqu'à la mi-novembre, afin d'obtenir un accord après que la Grande-Bretagne s’est temporairement retirée au début du mois. Les négociateurs ont accepté de travailler quotidiennement, et aussi pendant les week-ends, sur la base de textes juridiques.

Un vent d’optimisme souffle sur Londres

Les négociations commerciales entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne se poursuivront à Londres jusqu'au milieu de cette semaine, le gouvernement britannique s'étant montré optimiste quant à la signature d'un accord.

Le négociateur en chef de l'Union européenne, Michel Barnier, devait quitter la capitale britannique dimanche, avant de poursuivre ses travaux à Bruxelles lundi, mais il restera en poste jusqu'au 28 octobre, selon un fonctionnaire du gouvernement britannique.

La livre sterling s’est appréciée en raison de l'optimisme généré par ces négociations de la dernière chance.

L’import-export menacé en cas de Brexit «dur»

Un Brexit dur sans accord commercial avec l'Union européenne aurait de nombreuses conséquences négatives pour la Grande-Bretagne, selon une étude. Jusqu'à 15% des exportations britanniques vers l'Union européenne seraient menacées, avec des pertes de près de 14 milliards d’euros, selon l'étude de l'assureur-crédit Euler Hermes. Il reste trois semaines aux deux parties pour trouver un accord en vue de garantir un retrait ordonné à la fin de la période de transition, le 31 décembre. À trop vouloir jouer la montre, le risque est qu’il ne restera que l’option d’un Brexit dur, car Boris Johnson a indiqué qu’il souhaitait avoir sa propre politique commerciale, ce qui impose des contrôles de marchandises aux frontières.

Tracasseries administratives en vue

Début 2021, les entreprises qui commercent des deux côtés de la frontière devront remplir des déclarations d’importation, d’exportation, obtenir, le cas échéant, des certificats sanitaires ou phytosanitaires. Ces tracasseries administratives vont représenter une grande partie du coût économique à venir.

Publié dans le commentaire hebdomadaire "Matinale Express - Actions" de la salle des marchés de la BCV le 27 octobre 2020

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