«Dans les années 80-90, il suffisait d’acheter des obligations de la Confédération pour assurer un rendement de 4% ou 5%. Aujourd’hui, ces mêmes titres ne rapportent plus grand-chose», a ainsi cadré Olivier Kern, expert agréé LPP, directeur chez Pittet Associés AG, lors d’une table ronde organisée par la BCV*. Autre changement: toujours dans les années 80, l’espérance de vie à 65 ans était de 14,3 ans pour les hommes et 18,2 ans pour les femmes. Aujourd’hui, elle est de 19,4 et 22,4 ans, selon les données de l’OFS citées à moult reprises lors du débat. A cela s’ajoute l’arrivée massive des baby-boomers à l’âge de la retraite. «Nous avons devant nous 25 années compliquées, la situation devant ensuite se stabiliser», a précisé Fabrice Welsch, directeur du Département Prévoyance et conseils financiers de la BCV. Ces évolutions secouent les deux socles du deuxième pilier: les espérances financières et démographiques. Et se traduisent, notamment, en autant de pression sur le mode de gestion des caisses de pensions, voulu dès ses débuts milicien et paritaire.