Maîtriser la première impression

Expérience, formation, recommandations, le speech pour votre prochain entretien est tout prêt.

Et si le plus important n’était pas dans les mots, mais dans l’attitude?

 

L’aisance et le naturel sont essentiels, comme l’explique Sandra Pérez Chitra, conseillère en image. Et ils se travaillent! Conseils de pro. 

Sandra Pérez Chitra

Vous insistez beaucoup sur le body language ou langage corporel lorsque vous conseillez vos clients. Pourquoi?

Sandra Pérez Chitra: Quand on parle, notre corps délivre 93% du message. 38% provient de notre intonation, 55% de notre gestuelle et seuls 7% de nos mots sont réellement reçus par la ou les personne(s) en face de nous. D’où l’importance du body language. On peut le définir par tout ce qui émane de nous en dehors des mots et des sons: la position du corps, l’expression du visage, le sourire, la démarche. Tout ce qu’on ne dit pas, en fait. Avant même nos premiers mots, notre corps parle pour nous: que ce soit en croisant un regard ou à travers une simple poignée de main.

Mais tous ces aspects ne sont-ils pas totalement indépendants de la volonté de chacun, puisqu’ils relèvent du réflexe? Peut-on contrôler son attitude tout en ayant l’air naturel?

Bien entendu, certaines personnes sont plus charismatiques et confiantes que d’autres. Il y a une part d’éducation et d’histoire personnelle. Mais parfois, même si nous pensons être à l’aise, notre langage corporel peut nous jouer des tours. Si l’on n’est pas préparé, il peut traduire et amplifier toutes les émotions que l’on ressent, par exemple un stress intense. Reprendre le contrôle de ce langage permet de véhiculer avant tout le message que l’on souhaite. Par exemple: je suis la personne qu’il vous faut pour ce poste et je me sens à l’aise dans votre entreprise. Reprendre le contrôle ne signifie pas jouer un rôle, mais simplement révéler la meilleure version de soi au travers d’une série de techniques.

Quelles sont justement ces techniques?

Avant un entretien, on peut se préparer devant un miroir à saluer, à sourire, à regarder les gens dans les yeux, par exemple.

Pour ma part, avant de parler en public lors de conférences, lorsque je sais que je suis trop stressée, je m’isole deux minutes. Là, je souris, je m’ancre dans le sol, les mains sur les hanches dans une posture conquérante. Cette gestuelle positive me permet de réduire mon niveau de stress, de prendre confiance en moi. C’est toujours mieux que de rester recroquevillé sur sa chaise en se disant qu’on n’est pas compétent et qu’on n’a rien à faire là!

Le but est d’être en pleine conscience de la première impression qu’on va laisser, de savoir que tout peut se jouer dans les trois premières minutes, entre la chaise de la salle d’attente et l’entrée du bureau où se passe l’entretien. A force de pratiquer ces postures, elles deviennent naturelles, mais il faut du temps. On ne devient pas Barack Obama du jour au lendemain!

Pour en savoir plus:

  • Sandra Pérez Chitra
    C’est en 2016 que Sandra Pérez Chitra lance Poll & Mera, agence de conseils en image et communication, après avoir travaillé durant quinze ans dans le secteur du marketing au sein de multinationales et de PME de l’arc lémanique. Ses clients sont des entreprises locales, mais aussi des particuliers. Elle a collaboré aux ateliers de conseils en image de la BCV, et travaille notamment avec Innopark, centre de réinsertion pour personnes suisses au chômage. https://polletmera.com
  • Amy Cuddy
    Cette psychologue sociale américaine postule que «les poses de pouvoir» – avoir une posture confiante, même quand nous ne nous sentons pas sûrs de nous – peuvent augmenter le sentiment de confiance en soi, et pourraient avoir un impact sur nos possibilités de réussite.  https://www.ted.com/talks/amy_cuddy_your_body_language_shapes_who_you_are?language=fr

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