Pourquoi les indices suisses sont-ils moins performants que les américains ou européens, même en ce début d’année?
Les actions suisses présentent globalement un visage plus défensif que les indices européens, qui sont eux plus cycliques, donc plus sensibles aux variations conjoncturelles. Nous traversons une phase de reprise solide durant laquelle l’économie européenne se montre particulièrement dynamique avec une croissance de près de 2,5% en 2017, un marché de l’emploi en amélioration et la poursuite de la politique accommodante de la Banque centrale européenne. Aux États-Unis aussi, l’économie progresse à un rythme de plus de 2%, même si le cycle y est plus avancé. Dans ce contexte, les investisseurs gardent leur préférence pour les titres cycliques. En Suisse, il a en outre fallu – et faut encore – compter avec le problème des taux de change. Mais, nous constatons qu’il y a tout de même de l’intérêt pour les indices suisses, notamment pour les petites et moyennes capitalisations.
La différence de potentiel entre petites et moyennes capitalisations et les grosses sociétés se confirme-t-elle?