Gérer activement son 2e pilier

L’offre en matière de stratégie de placement de la prévoyance professionnelle peut rendre une entreprise plus attrayante pour ses futurs cadres.

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Votre argent30 juin 2016

Peut-on gérer activement son 2e pilier?

De la participation au Conseil de fondation à une gestion plus personnalisée de ses avoirs, selon son salaire, il existe plusieurs manières de ne pas rester un cotisant passif de son 2e pilier.

Les cotisants ne sont pas forcément cantonnés au rôle de spectateurs du fonctionnement de leur caisse de pensions. Chaque membre peut s’intéresser de plus près à sa prévoyance professionnelle en se portant candidat à l’un des sièges de représentant des employés au sein du Conseil de fondation. Soit l’instance où sont prises les décisions qui touchent à la gestion de son deuxième pilier. Mais il est clair qu’il ne peut décider de manière individuelle du mode de placement de sa prévoyance. Du moins pour la part obligatoire.

Pour la part surobligatoire, soit le montant concerné lorsque le salaire assuré dépasse 84 600 francs, tous les collaborateurs ne bénéficient pas des mêmes prestations. La Loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) et ses ordonnances laissent une certaine marge de manœuvre aux entreprises. Mais, là encore, elle n’autorise généralement pas la gestion personnalisée, même si le débat resurgit régulièrement en Suisse.

Stratégies personnalisées

Il existe tout de même deux situations dans lesquelles le cotisant peut bénéficier d’une approche plus individuelle pour ses placements. Lorsqu’un cadre supérieur ou dirigeant quitte son statut d’employé et prend possession de son libre passage – qui regroupe les cotisations de l’employé et de l’employeur – représentant des avoirs d’un montant conséquent. Ou si une entreprise prévoit d’assurer les salaires de ses cadres et dirigeants au-delà du minimum légal. Alors, pour la partie du salaire supérieure à 126 900 francs, l’institution de prévoyance peut proposer plusieurs stratégies de placement. Le choix dépend du profil de risque du cotisant: gestion plus ou moins passive, part en actions plus ou moins importante.

L’offre en matière de gestion de la prévoyance surobligatoire peut ainsi améliorer l’attrait d’une entreprise, PME ou multinationale, aux yeux des cadres qu’elle convoite.

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