Tesla, le constructeur de véhicules électriques, vainqueur incontesté de l’année!

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Marchés05 janvier 2021

Bilan et performances de l’indice S&P 500 en 2020

L’indice boursier géré par Standard & Poor’s et basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux États-Unis, le S&P 500, a progressé de 16,26% sur l’année et a clôturé à 3 756 points, sur des plus hauts historiques. Entre février et mars, il chutait lourdement de 35%, alors que la première vague de coronavirus déferlait sur le monde entier. Il a ainsi gagné plus de 70% depuis son plus bas du 23 mars à 2 191 points. Il avait déjà grimpé de 28,88% en 2019, terminant également au sommet.

Ceux qui ont tiré leur épingle du jeu

Les valeurs technologiques ont une nouvelle fois largement dominé, avec une progression de 42% sur l’année. Les services aux consommateurs et à la communication complètent le podium des meilleurs secteurs sur les douze mois, avec des gains respectifs de +32% et +22%. Si la pandémie de Covid-19 a plombé de nombreux secteurs, d’autres sont parvenus à en profiter de manière éblouissante grâce aux confinements imposés partout dans le monde et au déploiement du travail à distance pour des millions d’employées et d’employés. Les valeurs «stay at home» ont ainsi suscité un intérêt extraordinaire et ont connu des ascensions astronomiques, comme le géant des ventes en ligne Amazon (+76%), la plateforme de streaming Netflix (+67%), l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts (+33%) ou encore l’entreprise de livraison UPS (+43%).

"Tesla a progressé de 743%."

Au niveau des sociétés, le constructeur de véhicules électriques Tesla, qui a fait son entrée officielle dans l’indice le 21 décembre, a progressé de 743% et s’impose comme le vainqueur incontesté de l’année. Il est suivi par la plateforme Etsy qui permet aux artisans de vendre leurs produits plus facilement sur internet (+301%) et le spécialiste des équipements d’air climatisé et de réfrigération Carrier Global (+214%).

Quant aux titres de croissance (+31,99%), ils ont très largement superformé ceux de substance (-1,45%). Concernant les capitalisations, les grandes (+16,26%) se sont mieux comportées que les moyennes (+11,81%) et les petites (+9,57%).

Ceux qui ont souffert

L’énergie s’est effondrée de 37% et a ainsi très violemment sous-performé l’indice sur la période, subissant l’effondrement de la demande de pétrole et la saturation des capacités de stockage. Les investisseurs et spéculateurs désespérés ont été jusqu’à payer pour se débarrasser de leurs barils, faute de stockage, provoquant un passage des cours du contrat à terme de mai en territoire négatif, du jamais vu, jusqu’à -37 dollars américains. Ainsi, de nombreuses sociétés pétrolières ont fondu de moitié, tout comme les croisiéristes et les compagnies aériennes, les plaçant du côté des grands perdants.

Vue sur les autres indices

En dollars américains et à titre de comparaison, l’Euro Stoxx 50 a grimpé de 3,27% sur la période, le Dax a gagné 13,50%, le Footsie 100 a reculé de 11,84%, le CAC 40 a avancé de 1,10% et le SPI a progressé de 13 83%. En Asie et toujours en dollars américains, le Nikkei affiche une hausse de 22,35%, Hong Kong a cédé 2,96% et Shanghai a bondi de 35,71%.

Publié dans le commentaire hebdomadaire "Matinale Express - Actions" de la salle des marchés de la BCV le 5 janvier 2021

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