Perspectives économiques

Les experts BCV vous présentent leur vision de l’évolution économique pour les prochains mois.

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Entrepreneurs26 février 2019

Perspectives économiques

De la croissance cette année, mais plus modérée qu’en 2018

Perspectives

  • Décélération de la croissance mondiale en 2019 dans le sillage des tensions sino-américaines persistantes, de la modération du commerce international et des incertitudes politiques en Europe.
  • Début de l’année encore poussif, surtout en Europe, puis accélération dans la seconde partie de l’année.
  • Croissance soutenue par des politiques monétaires encore stimulantes des banques centrales européenne et du Japon alors que la Fed ne devrait plus relever ses taux cette année.
  • Dynamique de l’emploi très solide dans les pays occidentaux s’accompagnant de progression de salaires réjouissante (États-Unis, Zone euro).
  • Le manque de tonus de la reprise tempèrera la progression des prix à la consommation.

Monde: +/-3,4% vs 3,9% en 2018; pays développés: +/-2% vs 2,4%;

Risques

  • Impact des tensions commerciales sur le moral des entrepreneurs et des ménages.
  • Ralentissement plus conséquent en Chine.
  • Équilibre entre croissance, inflation et taux plus délicat à maintenir aux États-Unis (en 2020).

NL Entreprise: Perspectives économiques mondiales

Croissance au rendez-vous cette année, mais plus modérée

  • Après le repli régulier de 2018, l’indicateur avancé de l’activité de l’OCDE a amorcé un rebond.
  • La reprise sera poussive dans la zone euro au premier semestre, alors que la croissance américaine devrait afficher une dynamique plus robuste dès le printemps.

Sur l’ensemble de 2019, la croissance devrait rester supérieure à son potentiel à long terme aux États-Unis, en Suisse et même dans la zone euro.

Inflation contenue (6-9 mois)

  • Inflation modérée au premier semestre: ralentissement de l’activité en début d’année, impact encore favorable du repli des cours du pétrole du second semestre de 2018.
  • Hausse contenue de l’inflation sur la deuxième partie de l’année: emploi solide, rebond de l’activité, pressions haussières sur les salaires, principalement aux États-Unis, mais également dans la zone euro.

Évolution irrégulière de l’inflation à de bas niveaux au premier semestre; légères pressions haussières ensuite.

Banques centrales plus nuancées

  • Réserve fédérale américaine (Fed): statu quo en 2019: repli de l’inflation, décélération de la reprise, progression des prix à la consommation inférieure au niveau considéré comme neutre pour l’économie.
  • Banque centrale européenne (BCE) et Banque nationale suisse (BNS): statu quo cette année du fait d’une inflation toujours nettement inférieure aux objectifs à long terme, puis très lente hausse des taux d’intervention en 2020.

Politiques monétaires globalement stimulantes en 2019.

Économie suisse

Croissance apathique au 1er semestre

NL Entreprise: 2-Economie suisse
  • Après avoir progressé de près de 2,5% en 2018, la croissance suisse décélèrera aux environs de 1,2% et 1,4%.
  • Le premier semestre manquera de tonus (essoufflement de la croissance dans la zone euro, ralentissement en Chine, fermeté du franc).
  • L’activité industrielle restera fragilisée (exportations moins soutenues).
  • Dynamique de l’emploi toujours positive en 2019.

La croissance suisse affichera cette année une progression encore supérieure à celle de la zone euro.

Signes toujours encourageants de l’emploi

NL Entreprise: 3-Economie suisse-2
  • Les sondages conjoncturels s’effritent dans le sillage de la décélération de notre principal partenaire commercial.
  • Le marché de l’emploi reste toutefois dynamique avec un taux de chômage proche des plus bas historiques.

Malgré le repli des indicateurs conjoncturels, le marché du travail reste solide et le chômage très bas.

Timide embellie de la consommation

NL Entreprise: 4-Economie suisse-3
  • L’étroitesse du marché de l’emploi (faible taux de chômage, difficulté des entreprises à trouver des employés qualifiés, rythme des créations d’emplois, hausses modérées des salaires) devrait éviter que la confiance des ménages plonge de manière excessive, victime des incertitudes internationales et pénalise la consommation.

La consommation devrait rester le principal socle de la croissance cette année; elle restera toutefois affadie par le tourisme d’achat, par le e-commerce ou par la faible augmentation du pouvoir d’achat.

Politique monétaire de la BNS et taux longs

Statu quo de la BNS en 2019

  • La croissance reste positive et rassurante alors que la progression de l’inflation est modérée.
  • Bien qu’installée en territoire positif, l’inflation demeure nettement en dessous de l’objectif à long terme de la BNS.
  • La BCE devrait privilégier le statu quo jusqu’en 2020.
  • La BNS devrait maintenir ses taux d’intervention en territoire négatif cette année; une première hausse de taux pourrait intervenir dès le printemps 2020.

Il faudrait que le franc s’installe au-dessus de 1,20-1,21 contre l’euro pour que la BNS intervienne avant la BCE.

Maintien des taux d’intervention en territoire négatif

NL Entreprise: 5-Politique monétaire de la BNS

Taux longs à de bas niveaux avant l’été

  • Le manque de dynamisme de la croissance de ce début d’année et l’absence d’inflation devraient maintenir les taux à long terme à de très faible niveau d’ici à l’été.
  • L’amélioration de l’environnement conjoncturel mondial attendu pour la seconde partie de l’année et une inflation plus présente devraient graduellement pousser vers le haut les taux longs internationaux et entraîner les taux suisses dans leur sillage.
  • Les hausses de taux resteront modestes, les taux à dix ans de la Confédération peinant à franchir 0% d’ici à la fin de l’année.

Évolution irrégulière à de bas niveaux des taux longs jusqu’à l’été avant de légères pressions haussières.

 

Taux longs: irréguliers avant une hausse graduelle dès l’été

NL Entreprise: 6-Taux longs

 

Cher franc suisse

  • NL Entreprise: 7-Cher franc suisse
  • Les incertitudes politiques internationales maintiennent le franc à un niveau relativement élevé.
  • Pour sortir de la zone de fluctuation actuelle, il faudra compter sur un environnement mondial plus robuste (hausse des taux internationaux), qui rendrait le franc moins attrayant.

Le franc devrait rester dans la fourchette 1,11-1,15 pour un euro jusqu’à l’été, puis se déprécier très lentement.

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