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Commentaire Boursier

Paris (awp/afp) - Le marché de la dette s'est détendu mardi dans un contexte de regain d'aversion au risque en raison des craintes de propagation d'un nouveau virus coronarien en Chine.

Ce virus semblable au SRAS a provoqué la mort de six personnes en Chine, avec près de 300 cas d'infection. Cela a pénalisé les marchés boursiers asiatiques, entraînant dans une moindre mesure leurs homologues européens et américains à la baisse.

"Il n'y a pas eu d'impact significatif global sur la croissance dans les précédents épisodes mais cela met un petit biais négatif qui ne devrait pas durer sauf si cela devenait une pandémie", a constaté Gilles Pradere, gérant obligataire chez RAM Active Investments.

De fait, "les marchés sont plus concentrés sur la légère faiblesse des actions, ce qui fait que les taux se sont un petit peu détendus" sur la séance, a expliqué le spécialiste à l'AFP.

Les investisseurs, en quête de sûreté, se sont en effet reportés sur le marché obligataire, traditionnelle valeur refuge.

Mais globalement, le marché est "assez calme" et "assez peu volatil en ce moment", a complété M. Pradere. Les investisseurs ont pris connaissance d'indicateurs qui "vont dans le sens d'une stabilisation voire d'une légère amélioration de la situation économique" mais qui "n'ont pas été pris à la lettre".

Le moral des investisseurs allemands s'est de nouveau amélioré en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 2015, signe d'un retour de la confiance des marchés après l'accord commercial sino-américain, selon le baromètre de l'institut ZEW.

Quant au marché de l'emploi, il est resté solide au Royaume-Uni à l'approche du Brexit, avec un taux de chômage inchangé à 3,8% à fin novembre, associé à une nette hausse des salaires.

A 18H00 (17H00 GMT), le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne a reculé à -0,25% contre -0,22% lundi à la clôture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.

Le rendement de même maturité de la France a baissé dans les mêmes proportions, à 0,00% contre 0,03%, à l'instar du taux d'emprunt espagnol à 10 ans, à 0,42% contre 0,44%.

Celui de l'Italie s'est en revanche un peu tendu, à 1,37% contre 1,35%.

Celui du Royaume-Uni s'est détendu à 0,63% contre 0,65%.

Aux États-Unis, le taux d'emprunt à dix ans refluait à 1,78% contre 1,82% vendredi (les marchés américains étaient fermés lundi), à l'instar de celui à 30 ans, à 2,24% contre 2,28%. Celui à deux ans s'établissait à 1,54%, contre 1,56%.

afp/lk

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