Une comparaison favorable aux actions

  • Les actions bénéficient toujours du soutien des banques centrales et des taux bas.
  • Leur potentiel de hausse est cependant limité par leur valorisation.
  • Le dollar devrait moins s’affirmer.

Deux années. Deux images. Contrairement à 2019, 2020 commence avec moins de doutes sur la situation économique, mais davantage sur la valorisation des actions après un exercice qui a vu nombre de records tomber. Échanger des titres de sociétés pour 18x leurs bénéfices attendus se justifie-t-il? La vision de l’exercice qui s’ouvre fourmille de nuances qui pourraient engendrer des mouvements de consolidation, mais pas de corrections majeures et durables. Comment envisager alors 2020 dans les portefeuilles?

Actions: légère surpondération initiale

L’environnement reste constructif pour les actions. Les indicateurs avancés de l’activité demeurent bien orientés. La croissance se poursuit soutenant ainsi les bénéfices – leur progression devrait avoisiner les 5% cette année. Et le redressement amorcé des taux longs ne représente toujours pas une menace pour les indices boursiers, car les taux restent à des niveaux bas.

À quoi faut-il prêter attention?

Tout d’abord, l’ensemble des incertitudes commerciales et géopolitiques ne sont pas levées. Si les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis se détendent, d’autres foyers de tension, à l’instar du Moyen-Orient, peuvent inquiéter les marchés.

Sur le front des fondamentaux, une confirmation de la stabilisation des politiques monétaires des banques centrales sur fond de poursuite de la croissance favoriserait une petite revalorisation des multiples boursiers. Le bas niveau des taux constitue en soi un soutien aux actions, car elles sont analysées par rapport aux obligations. À titre de comparaison, le bon du Trésor américain à 10 ans offre un rendement d’un peu moins de 2%, soit moins que celui aux dividendes des actions américaines. En Suisse, le rendement aux dividendes avoisine 3% alors que celui des obligations à 10 ans de la Confédération est négatif.

Valorisation relative ou absolue?

Historiquement, les valorisations sont élevées, mais comparées à d’autres actifs ou adaptées à l’environnement actuel, elles prennent en fait un visage plus raisonnable. Alors que le monde s’habitue aux taux bas, la perception des multiples évolue. Ainsi, tant que l’économie croît et que les banques centrales maintiennent leur politique accommodante, les investisseurs sont prêts à accepter des valorisations élevées faute d’autres sources de rendement. En revanche, aussitôt que les nouvelles économiques ou les événements géopolitiques instilleront un doute dans l’esprit des intervenants, finies les valorisations relatives, ils se référeront à nouveau à la valorisation absolue. Ce qui créera de la volatilité.

Par conséquent, tant que les banques centrales persistent dans leur politique accommodante et que les indicateurs avancés de l’activité demeurent bien orientés, une surpondération des actions se justifie dans les portefeuilles. Mais elle reste contenue en raison du potentiel limité de la progression des bénéfices et des valorisations.

Obligations: avantage ponctuel au risque de crédit

Les marchés obligataires présentent peu d’intérêt dans un contexte de politiques monétaires accommodantes. Une croissance modérée et un léger regain d’inflation peuvent continuer à pousser les rendements à la hausse et peser donc sur les marchés à revenus fixes. Les obligations présentant un risque de crédit montrent néanmoins ponctuellement des avantages.

Devises: une paire euro-franc plus  stable

L’amélioration trop tardive des nouvelles économiques n’a pas eu d’influence sur le franc qui s’est renforcé en 2019 et qui reste ancré autour des CHF 1,08 pour un euro en ce début d’année. L’économie européenne subit notamment le coup de frein de sa locomotive, moins bien positionnée que par le passé sur la scène mondiale. L’économie allemande pâtit en effet des tensions commerciales, du ralentissement chinois, de son manque de présence dans le secteur IT ou encore de sa dépendance à la vieille économie. Mais l’économie européenne devrait se stabiliser à en croire les indicateurs avancés. La parité euro-franc devrait évoluer latéralement, voire s’apprécier un peu en 2020.

Le dollar, lui, dépendra encore du rapport de force entre les États-Unis et le reste du monde. Tant que la première économie mondiale gardera son maillot jaune, le billet vert tiendra la vedette. Si le gruppetto suiveur resserre les écarts, il perdra un peu de lustre: c’est notre scénario.

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Les actions mondiales ont progressé de 25% en 2019. Elles gardent un potentiel de hausse alors que la croissance se poursuit au vu de l’indicateur avancé de l’activité. Cette hausse est cependant modérée par le niveau des valorisations et la croissance limitée des bénéfices attendus.

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Le rendement des bons du Trésor américain n’atteint pas 2% alors que les rendements aux dividendes des actions de l’indice S&P 500 évoluent au-dessus. Cet écart constitue un argument supplémentaire en faveur de la poursuite de la progression des marchés des actions.

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Le franc s’est renforcé par rapport à l’euro en 2019, une tendance confirmée durant les premières semaines de 2020. Il pourrait se stabiliser, voire s’affaiblir quelque peu si l’activité s’améliore en zone euro. Ce que laisse entrevoir la remontée des taux longs allemands.

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