La croissance est sur la bonne voie, mais le danger guette

Etat-Unis-Titre

La croissance américaine devrait avoisiner 2% l’an prochain, soutenue par la consommation et des efforts de relance fiscale. L’inflation devrait se maintenir au-dessus de 2%, portée par un chômage faible. Restent les incertitudes générées par la future administration Trump qui pourraient perturber cette embellie.

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Euro-Titre

L’activité économique dans la zone euro pourrait fléchir vers 1,4% en 2017, ne pouvant plus bénéficier de la baisse du pétrole. La poursuite de la reprise sera défiée par les pressions déflationnistes – la hausse des prix n’est que de 0,8% – et les incertitudes politiques qui pèseront sur l’investissement et le climat des affaires.

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Suisse-Titre

L’économie suisse se redressera pour la deuxième fois suite aux effets négatifs du franc fort (2011 et 2015). La croissance pourrait approcher 1,5% grâce à une consommation mieux orientée et aux efforts réalisés pour accroître la productivité. Une embellie qui restera tributaire d’une stabilité de l’euro encore à démontrer.

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Chine-Titre

La croissance réelle chinoise n’est probablement pas de 6,7% comme le veulent les chiffres officiels, mais la majorité des indicateurs pointent vers une amélioration de l’activité soutenue par les mesures de relance budgétaire. Celles-ci perdront toutefois de leur impact. 2017 s’annonce cependant dans la lignée de 2016.

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Quelles surprises nous réserve 2017? Au vu des seuls indicateurs économiques, l’année qui vient permet un certain optimisme. Sur la bonne voie vers ce qui pourrait ressembler à une normalisation graduelle, l’économie mondiale est pourtant sous la menace d’un certain nombre de risques. Ce qui ne nous empêche pas d’opter pour un scénario constructif. La croissance de l’économie mondiale devrait s’afficher à 3,3% contre 3,1% en 2016. Elle devrait davantage accélérer dans les pays émergents (4,5% contre 4,1%) que dans les pays développés (1,8% contre 1,7%).

Le chemin de la croissance reste entravé par différents problèmes structurels (surendettement, surcapacités de production) et par la résistance au changement qui s’exprime dans les urnes de divers pays. Sans oublier le fait que ce cycle économique n’est guère propice à une croissance forte en raison de l’absence de relève aux politiques monétaires non conventionnelles. Au-delà de ces éléments, le rythme de croissance de l’économie mondiale dépendra en 2017 de quelques éléments clés.

Clé no1: l’emploi américain

La croissance sera notamment soutenue par la solidité de la consommation des ménages américains, qui pourrait être encore renforcée par les stimuli budgétaires et fiscaux, si les promesses électorales sont tenues. Mais, vraisemblablement vers l’été, l’économie américaine pourrait traverser une période de ralentissement, conséquence de la hausse du dollar et du relèvement des taux. Une évolution qui pourrait avoir quelques effets sur le marché de l’emploi, jusqu’ici robuste.

Clé n°2: le ralentissement chinois

Autre soutien à la croissance mondiale, les pays émergents devraient continuer de bénéficier de la hausse des cours des matières premières. La croissance chinoise devrait, elle, subir un léger tassement. Les risques peuvent venir d’un dollar trop fort ou d’une perte de contrôle du gouvernement de Pékin dans sa gestion du ralentissement économique. A lui de jongler habilement entre mesures de relance et exagérations en matière de crédit et d’endettement.

Clé n°3: la confiance européenne

En Europe, les économies continentales et britanniques devraient ralentir alors que se déploieront les conséquences concrètes de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. A ceci s’ajouteront les effets de la hausse du pétrole et du retour d’une légère inflation sur le pouvoir d’achat des ménages. Sans même parler des nombreux points d’interrogation politiques: qui succèdera à François Hollande? Les Allemands renouvelleront-ils leur confiance à Angela Merkel? L’économie de la zone euro devrait ainsi ralentir à 1,4% contre 1,6% en 2016. Le coup de frein pourrait être plus sévère si la confiance des acteurs économiques s’étiolait, notamment si les salaires restaient sous pression. 

En Suisse, 2017 devrait ressembler à 2016 avec une confirmation de la reprise de la consommation des ménages. Tout dépendra en fait de la parité euro-franc.

Clé n°4: les politiques budgétaires

La croissance modérée et la hausse des prix des matières premières devraient atténuer les pressions déflationnistes. Mais les conditions d’un retour de l’inflation ne sont pas encore réunies malgré une situation proche du plein emploi aux Etats-Unis et au Japon. Ainsi, les banques centrales maintiendront leur politique monétaire accommodante. Alors que la Fed relèvera graduellement ses taux directeurs, les autres instituts monétaires ne continueront pas leur course effrénée aux taux négatifs. Reste qu’une poursuite de la normalisation de la situation économique mondiale ne peut se réaliser sans effort de relance, ni sans le nécessaire passage de témoin entre les politiques monétaires et les politiques budgétaires. 

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