Budget: des conseils de pros pour optimiser ses dépenses

Comment voyager ou s’équiper en matériel informatique sans se ruiner? L’influenceur Mathias Thalman et la bloggeuse Valentine Turnherr nous livrent leurs secrets.

Fans d’électronique: prenez le temps de bien étudier le marché

 

Habitant de Cugy dans les hauts de Lausanne, Mathias Thalmann, 25 ans (@mathiasthalmann sur Instagram et Mathias Thalmann sur YouTube), est étudiant en communication et créateur de contenus pour les réseaux sociaux. Après un bachelor en lettres et sciences humaines, il prévoit de poursuivre ses études par un master en journalisme et communication, orientation création de contenus et communication d’intérêt général. Ses vidéos sont très diversifiées, mêlant humour et tranches de vie.

Mathias Thalmann

 «J’ai tendance à dépenser très vite l’argent que je reçois, aussi, ma toute première règle peut paraître évidente, mais reste primordiale quand on est encore aux études: séparer ses comptes personnels et professionnels. Pour ma part, sur un compte, je réunis l’argent dédié à mes dépenses courantes et privées (loyer, nourriture…). Sur un autre compte, je verse l’argent issu de mandats professionnels, que je peux réinvestir dans du matériel. Cette distinction est fondamentale pour bien gérer mes dépenses.

Ensuite, étant donné que je suis un acheteur compulsif, dès que j’ai besoin de m’équiper (ordinateur, caméra, trépied…), j’établis d’abord une liste de priorités. Et je privilégie les équipements qui me seront utiles dans ma vie d’étudiant et dans ma vie professionnelle. Par exemple, un ordinateur performant facilitera évidemment le montage de vidéos, mais aussi la prise de notes en cours. Si je dois acheter un équipement que j’ai déjà, par exemple un deuxième micro, je ne le prends que si cet outil est indispensable à la réalisation d’un contenu et que j’en ai les moyens.

Avant un achat, je me renseigne toujours autour de moi, auprès d’amis ou d’amies et de collègues, sur les rabais possibles. Le marketing et la publicité peuvent facilement nous mettre des envies en tête… Se renseigner sur les conditions d’achat permet parfois d’avoir d’autres pistes et d’autres idées. Il existe toute une série d’offres d’équipements informatiques pour les étudiantes et étudiants, mais souvent elles concernent des produits d’entrée de gamme, qui me limitent dans ma création de contenus. Je préfère consacrer un montant plus élevé et investir dans du matériel qui me suivra tout au long de ma vie.

Pour ce qui est du timing, si possible, je planifie mes achats et je tente de les faire au moment des soldes ou des opérations spéciales, sauf si vraiment je suis dans l’urgence (remplacer du matériel cassé, par exemple). D’une manière générale, je prends beaucoup de temps pour bien étudier le marché, pour anticiper et prévoir mes achats, ce qui évite d’être pris totalement au dépourvu.

Enfin, je tâche de choisir les équipements les plus polyvalents possible. Plutôt qu’une grande caméra de studio nec plus ultra, je vais opter pour une caméra plus petite, mais robuste, que je pourrais aussi utiliser aussi en extérieur. Et j’essaie toujours de rester dans les mêmes «familles» de produits, pour les ordinateurs ou le matériel de prise de vue notamment. Cela me paraît utile autant pour la compatibilité des applications ou logiciels entre outils, que pour le confort d’utilisation: je suis habitué à certains réglages et cela me fait gagner du temps.»

 

Globe-trotteurs: en voyage, vivez comme les locaux!

 

Férue de voyages, Valentine Thurnherr, 32 ans et habitante d’Écublens, développe sur son blog (https://awwway.ch/) une série de conseils et recommandations pratiques d’escapades, des meilleures pistes de luge du canton de Vaud aux adresses de restaurants de Marrakech. Mais cette directrice artistique a plus d’une corde à son arc: rendez-vous sur son site professionnel pour découvrir l’ensemble de son univers graphique, chaleureux et pointu. (https://www.valentinethurnherr.com/about).

Valentine Thurnherr

«En voyage, les dépenses ont tendance à s’envoler, entraînées par différents postes budgétaires: le logement, la nourriture, l’alimentation, les activités….

Mon conseil global serait d’adopter les habitudes des personnes qui vivent dans le lieu où l’on voyage, de vivre comme les locaux. Les guides touristiques conseillent tout un tas d’endroits très chouettes… où se rendent tous les visiteurs. Forcément, ces lieux prisés deviennent plus chers. Adopter les habitudes locales change tout.

Cela vaut en premier lieu pour les déplacements. Le vélo ou les transports en commun impliquent certes de bouger moins vite, mais permettent souvent de rentabiliser son trajet, parce qu’on en profite davantage… et parce que le chemin est parsemé de découvertes.

Pour ce qui est du logement, le choix est grand et il dépend du type de séjour souhaité. Très souvent, les hôtels affichent des prix peu abordables, même s’ils sont réservés à l’avance. Mon conseil serait d’adapter son logement à son type de séjour. Pour les voyages au long cours, sur plusieurs semaines ou mois, on peut pratiquer l’échange de services: être nourri et logé en échange de 4 ou 5 heures de travail par jour. C’est le principe du woofing, proposé par une série de sites: helpx.com, workaway.com, woofing.com …

Pour les séjours plus courts, on ne présente plus Airbnb, pour lequel je conseille toutefois de faire des comparaisons. Cet outil est intéressant, mais pas dans toutes les villes: parfois, d’autres types d’hébergements sont plus compétitifs.

Et puis, lorsqu’il s’agit de trouver un lit pour une nuit, lors de voyages en solo, on peut toujours compter sur couchsurfing.com, aujourd’hui très répandu et très accessible.

Pour rappel, lorsque l’on utilise des services en lien avec des particuliers, mon conseil est de faire confiance à son intuition, de discuter avec les personnes auparavant pour s’assurer que cela «matche». L’intérêt de ce type de services de mise en relation avec des locaux c’est, avant tout, de prendre le temps de la rencontre et de profiter de leurs conseils sur place. D’ailleurs, le site Greeters permet de profiter de visites gratuites organisées par des locaux. On y rencontre souvent des passionnés qui adorent présenter leur ville. Une façon assez chouette de découvrir un lieu!

Enfin, si possible, profitez des périodes hors vacances scolaires pour voyager afin d’éviter la foule et la flambée des prix. Si possible également, pensez à voyager léger! Dans les vols, les tarifs des bagages en soute deviennent toujours plus prohibitifs.» 

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