Quelques clés de lecture pour une période transitoire

Que faire dans ces périodes d’incertitudes, de transition? De nombreux investisseurs hésitent actuellement face à l’approche à privilégier pour la gestion de leur portefeuille. Chercher des abris, rester investis? Ces périodes demandent souvent un certain courage, celui de prendre du recul, de se repencher sur ses objectifs à long terme. Elles permettent aussi de se souvenir qu’un portefeuille comprend globalement un socle à vocation défensive, soit qui est moins directement lié à l’évolution de la conjoncture, auquel viennent s’ajouter des thématiques plus dépendantes de l’environnement économique.

Qu’observer à court terme?

Les marchés restent partagés entre les fondamentaux économiques et les incertitudes géopolitiques. Les risques de correction sont d’actualité, mais les marchés peuvent tout aussi bien réagir à la hausse en cas de bonne nouvelle. Il s’agit ainsi d’avoir les moyens de profiter des opportunités qui se présentent pour diversifier son portefeuille.

Les actions demeurent intéressantes, qui plus est au vu des rendements obligataires. Le scénario d’une embellie estivale demande encore quelques confirmations chiffrées. La stabilisation de l’économie chinoise se fait notamment attendre. Ce qui explique en partie la contre-performance des actions des pays émergents ce printemps. Mais dès les premières statistiques favorables, elles devraient réagir à la hausse, car ces marchés ont un biais cyclique, soit lié à l’évolution conjoncturelle, plus élevé que la moyenne. Leur poids dans les portefeuilles doit tenir compte de ces éléments, ils peuvent ainsi être légèrement surpondérés.

La situation en Europe est compliquée par la contre-performance économique de l’Allemagne. Une approche neutre de cette région permet d’attendre l’amélioration de la situation conjoncturelle. Il en va de même pour les secteurs cycliques comme les valeurs industrielles européennes qui pourraient bénéficier d’un rebond de l’activité.

Que retenir pour le long terme?

La visibilité reste limitée en période de cycle mature. Néanmoins, le socle à vocation plus défensive joue un rôle particulièrement clé dans les périodes plus irrégulières. L’évolution récente de l’indice des principales valeurs du marché suisse en est la preuve. La forte hausse de certains titres s’explique aussi par la promesse de forts dividendes, élément non négligeable lorsque l’on cherche du rendement, qui plus est en période de taux durablement bas. On retrouve dans ce compartiment des portefeuilles également les actions américaines. Et si elles peuvent par moment paraître surachetées, elles présentent une tendance plus favorable en matière d’évolution des bénéfices.

Les actions gardent un rôle fondamental dans un portefeuille pour qui est prêt à en accepter le risque, elles représentent bien plus qu’une classe d’actifs choisie à défaut d’alternative, elles incarnent la conviction d’une évolution sur le long terme d’acteurs économiques capables d’innover, de s’adapter, de croître et donc de générer de la performance.

Le besoin en diversification des portefeuilles peut passer par de la recherche de rémunération, notamment dans des segments obligataires incorporant du risque de crédit. Les taux sont en effet appelés à rester bas encore longtemps. 

 

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