Même l’or a été pris dans la tourmente

Le point sur les différentes classes d’actifs en trois questions

Pourquoi l’or, valeur refuge par excellence, a-t-il aussi chuté?

En progression récemment, l’or n’a pas résisté à la vente massive de fin février-début mars en raison notamment d’un phénomène souvent observé, la quête de liquidités pour les appels de marge. Sa liquidité permet à des intervenants de couvrir relativement rapidement des positions ouvertes en le vendant. Il a aussi pâti d’un retour soudain de tension sur les taux réels en raison des risques de récession et des réponses monétaires, budgétaires et fiscales. L’arbitrage entre obligations de qualité et métal jaune s’est fait ponctuellement en sa défaveur. Mais, une fois ces mouvements digérés, les taux devraient rester bas et ses vertus défensives séduiront à nouveau dans un environnement agité.

Qu’en est-il des actions?

Il est habituellement admis que le point le plus bas du marché des actions intervient au milieu d’une récession. Même si l’on évolue en terre inconnue, une grande partie de la purge du marché des actions semble faite. La volatilité va cependant perdurer dans ce qui est désormais un marché baissier – bear market. L’ajustement des portefeuilles se fait en faveur de la qualité et d’une diminution du risque. Les indices pourraient se retrouver à l’horizon de six à douze mois bien au-delà des niveaux actuels, à condition que la récession ne s’éternise pas après l’été. L’attrait pour les actions ces dernières années reposait aussi sur le fait que peu d’alternatives existaient pour les investisseurs en quête de rendement. Une situation qui pourrait revenir sur le devant de la scène si l’activité se stabilise et recommence à progresser.

Où va le dollar?

Toutes les classes d’actifs ont été emportées dans le krach. Les matières premières également, notamment en raison de la chute des prix du pétrole. Leur sort est aussi lié à l’évolution du dollar. Valeur refuge en ces moments troublés, le billet vert pourrait pâtir dans un second temps, soit à l’horizon de l’été, du retour d’une certaine stabilisation de la situation économique après la phase aiguë de la crise. L’économie américaine va par ailleurs aussi être très affectée par la récession, elle qui bénéficiait jusqu’alors d’une dynamique plus forte que l’économie européenne, par exemple

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