Le dollar devrait s’affaiblir

1. Quel potentiel pour les actions?

La poursuite de la croissance plaide pour le maintien d’une surpondération des actions dans les portefeuilles. Mais une surpondération modérée. Quelques nuances en limitent en effet la portée, dont l’évolution morose des bénéfices ou encore des valorisations moins intéressantes qu’en début d’année en raison du rebond du premier trimestre. Nous favorisons les marchés de la zone dollar et émergents – surtout en fait du Sud-Est asiatique. Et plus globalement, si la croissance se reprend ce printemps, la zone euro et les valeurs cycliques. Depuis mai 2018, elles ont en effet fortement reculé, suivant ainsi le mouvement des indicateurs avancés de l’activité. Une stabilisation du ralentissement chinois bénéficierait particulièrement aux marchés exposés à la Chine d’ici à l’été. Sectoriellement aussi, les valeurs plus sensibles à la conjoncture, comme les technologies, l’industrie ou les matériaux, pourraient bénéficier de l’embellie conjoncturelle.

2. Quelle marge de progression pour les obligations à hauts coupons?

Les taux longs se sont repliés depuis la fin 2018. S’ils réagissent à une stabilisation du ralentissement de l’économie mondiale, ils ne devraient pas fortement rebondir, car les risques inflationnistes demeurent faibles. De leur côté, les taux de référence sont appelés à rester bas jusqu’à la fin de l’année après les décisions de politique monétaire tant en Europe qu’aux États-Unis. Les spreads de crédit restent attrayants. Ainsi, l’amélioration des indicateurs avancés et des rendements plus élevés augmentent tactiquement l’attrait des hauts coupons. Eux, dont la performance s’était en outre montrée décevante fin 2018. Dans cette catégorie, la dette émergente s’avère intéressante, du moins tant que les taux longs ne remontent pas trop.

3. Où va le dollar?

Le différentiel de rendement avec ses principales monnaies concurrentes reste favorable au dollar. La décision de la Réserve fédérale de patienter avant de poursuivre la normalisation de sa politique monétaire a cependant limité le potentiel de hausse des rendements. Si, par ailleurs, la reprise se confirmait ailleurs, l’évolution du billet vert serait plus incertaine. Surtout que la hausse du déficit commercial et de la dette outre-Atlantique ne plaide pas pour une revalorisation à long terme du dollar. Si le rebond économique se confirme en Europe, l’euro pourrait regagner du terrain contre le dollar, mais aussi contre le franc.

Perspectives

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