L’intérêt pour les actions demeure

1. Faut-il maintenir la surpondération des actions?

Les fondamentaux demeurent positifs pour les actions: la reprise devrait se poursuivre, les politiques monétaires restent ou redeviennent accommodantes, l’inflation n’est pas de retour et les valorisations ne sont pas excessives. Des risques demeurent cependant, notamment si la reprise n’était pas aussi vigoureuse qu’attendu ou si les tensions commerciales devaient s’intensifier. Nous privilégions ainsi une surpondération modérée des actions, une partie des risques étant déjà comprise dans les cours, tout en gardant un œil attentif aux indicateurs de risque et autres statistiques économiques. Les marchés américains et émergents demeurent privilégiés. L’indice principal de la bourse suisse (SMI) a bénéficié de son caractère défensif pour aller battre un nouveau record. Ainsi, tant que la croissance ne se renforce pas, nous maintenons ce marché proche de neutre.

2. La hausse des marchés obligataires peut-elle se poursuivre?

Les marchés obligataires ont réalisé un excellent premier semestre, profitant d’une demande soutenue de la part d’investisseurs inquiets, face notamment aux tensions internationales. Les rendements, eux, ont poursuivi leur baisse. Ils devraient rester bas plus longtemps que prévu en raison des politiques accommodantes des banques centrales, mais pourraient regagner un peu de terrain par rapport à leur profondeur actuelle si les statistiques économiques confirment l’embellie attendue pour la seconde partie de l’année. Nous privilégions de manière raisonnable les emprunts contenant du risque de crédit, même si ces actifs affichent une bonne performance depuis le début de l’année. Ils devraient continuer de profiter de la poursuite de la reprise. Nous sous-pondérons les obligations, mais de façon plus nuancée lorsqu’elles sont exprimées en dollar. La réaction des bons du Trésor américain en cas de baisse des taux de la part de la Fed sera un bon indicateur de la poursuite ou non de la hausse modeste des rendements.

3. Où vont le dollar et l’euro?

Le franc pourrait se renforcer à brève échéance si les politiques monétaires deviennent plus accommodantes et si l’embellie attendue ne se concrétise pas. En revanche, une amélioration soutiendrait l’euro au-delà de cet été. Le dollar, lui, pourrait tenir son rang tant que les incertitudes demeurent, que ce soit sur le plan politique ou conjoncturel. En revanche, son avantage en matière de rendement tend à diminuer et, à plus longue échéance, il reste toujours sous la pression d’éléments structurels, comme la dette américaine. S’exposer à ces devises signifie chercher des placements rémunérateurs comme les actions ou les obligations à haut rendement, car pour les placements à faible rendement comme le cash ou les obligations de première qualité, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

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