En attendant le retour des valeurs cycliques

L’adage boursier, qui veut que l’on vende en mai et que l’on quitte  les marchés – le fameux sell in May and go away en anglais –, se serait-il trompé de mois? Tant il est vrai qu’en mars, les marchés avaient fortement rebondi après la chute de fin 2018. Alors, quelles pistes ou quels thèmes explorer pour diversifier son portefeuille pour le reste de l’année?

Potentiel européen

Depuis le printemps 2018, les actions européennes ont particulièrement souffert. Si le rebond de l’activité se confirme, ce marché peut retrouver des couleurs d’ici l’été. Il possède un potentiel de rattrapage relativement important, surtout qu’il n’a pas bénéficié du même intérêt que les valeurs plus défensives en ce début d’année. L’écart entre les fondamentaux, notamment les attentes bénéficiaires, et la valorisation s’est accru. Les actions européennes peuvent ainsi venir compléter le socle des valeurs suisses et américaines, solides en ce début d’année.

Apport des marchés émergents

Une stabilisation de la conjoncture mondiale passe notamment par la maîtrise de la situation économique en Chine. S’il est un secteur qui peut profiter de cette situation, ce sont bien les pays émergents. Qui plus est si le dollar s’affaiblit. Les actions des marchés émergents présentent des valorisations raisonnables. La diversification d’un portefeuille peut aussi passer par la dette émergente, dont le rapport rendement-risque demeure intéressant en comparaison avec des obligations de plus haute qualité.

Qualité suisse

Les actions suisses ont réalisé l’une des meilleures performances du premier trimestre. La qualité reste recherchée. Certes, leurs caractéristiques plus défensives pourraient les désavantager en cas d’amélioration de l’environnement économique. Mais elles gardent de solides atouts dans leur manche. À commencer par leurs valorisations qui sont plus favorables actuellement qu’elles ne l’étaient il y a un an.

Fondamentaux de l’immobilier indirect

Comme bon nombre d’actifs risqués, l’immobilier indirect a fortement rebondi au premier trimestre. Réalisant quasiment la performance que l’on attendait de cette classe d’actifs pour l’année. Il garde ses vertus de diversification dans un portefeuille. Ceci d’autant plus que les taux d’intérêt vont rester bas et que les valorisations sont en ligne avec la moyenne de ces deux dernières années. Il pourrait être intéressant lors de corrections du marché. Même si l’immobilier indirect peut pâtir cette année encore de l’arrivée de nouveaux fonds sur le marché et des augmentations de capital d’autres, ses fondamentaux restent solides.

Performance des classes d'actifs

Le début d’année a été particulièrement favorable aux actions, notamment celles américaines, suisses et des pays émergents. Mais d’autres actifs risqués, comme l’immobilier indirect ou les obligations à haut coupon, ont également profité de l’intérêt des investisseurs. La volatilité reste cependant bien présente sur les marchés en cette phase de maturité du cycle.

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