Shared Brain: des soirées de brainstorming pour entrepreneurs

Depuis juin 2016, The Shared Brain a conquis la Romandie avec ses rendez-vous de brainstorming. Destiné aux entrepreneurs qui souhaitent phosphorer ensemble sur des idées, le réseau né à Lausanne et ciblant les start-uppers est désormais présent dans cinq villes romandes et voit son public s’élargir. Il lance cette année une formule de sessions privées pour les PME. Explications avec Gregory Logan, cofondateur de l’association.

The Shared Brain s’est fait connaître en proposant des soirées de brainstorming, pouvez-vous nous expliquer ce concept?

Gregory Logan: Deux entreprises que nous sélectionnons à l’avance viennent proposer une problématique: comment conquérir un type de public, comment communiquer autour d’une innovation, par exemple. Les participants ou les «cerveaux» les écoutent et proposent ensuite leurs idées. L’ambiance est très conviviale, cravates et vouvoiement sont interdits, les cartes de visite ne sont autorisées qu’à la fin. Ces soirées sont ouvertes à tout le monde pour un coût modique: 9 francs pour le «cerveau» qui participe, et 40 francs pour l’entreprise qui présente. Ce qui compte, c’est la surprise, la spontanéité et la possibilité de réseauter.

Votre positionnement –tutoiement, problèmes évoqués ouvertement– correspond beaucoup à l’esprit des start-ups, pourquoi vous tourner vers les PME?

C’est une demande de notre public! Nous avons constaté que désormais, la moyenne d’âge des participants aux sessions de brainstorming est passée à 40 ans et que les entreprises qui viennent présenter des problématiques sont plus avancées dans leurs activités, ont quelques années d’ancienneté et ont des questions plus sensibles ou ciblées.

Certaines entreprises souhaitent donc davantage de confidentialité?

Exactement, c’est pourquoi avec mon collègue Hichame Metatlanous, nous avons lancé des sessions de brainstorming privées qui répondent à une problématique d’une entreprise. Elles sont sur-mesure, contrairement aux sessions publiques, ouvertes à tout le monde. Ici, ce qui compte, c’est la qualité des idées émises et moins l’aspect «fun» ou «réseautage». Nous avons ainsi été mandatés pour organiser une session par une PME active dans la construction et qui souhaitait repenser toute sa communication.

Comment choisissez-vous les cerveaux qui réfléchissent à une problématique?

Nous avons un carnet d’adresses de 380 personnes sur l’Arc lémanique. Nous proposons des profils anonymes à l’entreprise. Ici, contrairement aux soirées de brainstorming, les cerveaux ne paient pas pour participer, mais ils sont rémunérés sur deux critères: leur expérience ainsi que le temps passé sur la problématique. Nous assistons à toutes nos sessions et avons pu identifier de vrais talents: quelqu’un qui «brainstorme» bien est capable de s’affranchir d’un grand nombre de barrières, tout en restant dans le cadre voulu par l’entreprise. Parfois, les entreprises proposent aussi à certains de leurs collaborateurs de participer.

Comment se déroule une session privée?

La durée totale dépend de la problématique posée par l’entreprise. Cela peut aller d’une heure –s’il s’agit juste de trouver une nouvelle idée pour un concours ou pour faire un buzz local– à une journée s’il faut trouver une stratégie de conquête d’un marché. Chaque session comporte des phases de réflexion organisées et chronométrées. Tout est confidentiel pour tous les participants. A la fin, nous donnons les contacts des «cerveaux» à l’entreprise, libre à elle de les mandater si elle le souhaite. Nous organisons tout de A à Z, du choix du lieu –qui doit favoriser la créativité– aux recommandations finales que nous livrons sous forme de deux synthèses.

Qu’est-ce qui vous différencie, in fine, d’une entreprise de conseil?

Nous nous considérons plus comme un générateur d’idées. C’est notre spécialité. Plus on crée d’idées, plus on «brainstorme», plus on a de connexions. Et nous ne proposons jamais quelque chose de standard puisque chaque idée doit convenir à une entreprise avec ses contraintes, ses particularités. On ne peut pas «copier-coller».

Et puis notre démarche réunit des experts d’horizons, d’âges et de professions très différents, mais qui restent des entrepreneurs, donc qui sont souvent passés par les problèmes qu’ils sont appelés à résoudre. Ce ne sont pas des experts payés à temps plein pour donner des conseils. L’esprit de partage, d’ouverture, de créativité reste primordial pour nous.

Beaucoup d’entreprises ont des idées innovantes, mais n’osent pas ou ne savent pas comment démarrer pour l’implémenter. A terme, nous aimerions les accompagner en interne en proposant des Chiefs innovation officers, ou managers du changement.

En chiffres- The Shared Brain

5 villes à choix pour sa soirée de brainstorming (Lausanne, Genève, Nyon, Fribourg, Neuchâtel).

12 mois: le temps de suivi effectué par l’association après une session de brainstorming privée, afin de connaître l’implémentation d’une idée

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