Témoignages

Découvrez au travers de l'interview d'un utilisateur, Monsieur Renato Schirinzi, responsable des devises à la banque Piguet & Cie SA, ce qu’il apprécie tout particulièrement à l’application BCV e-FOREX.

L’article de presse du Temps du 8 mars 2004 est dédié au lancement de l’application BCV e-FOREX.

Réservé aux clients professionnels de la Banque, actifs sur les marchés des devises, le site BCV e-FOREX est une alternative aux transactions par téléphone. Lancée début 2004 et disponible 24 heures sur 24, cette application donne aux utilisateurs un accès direct à la salle des marchés de la BCV. La plateforme est disponible intégralement en français ou en anglais, de l’information à la confirmation de la transaction.

Le responsable forex de la Banque Piguet & Cie SA à Genève, Renato Schirinzi, est l'un des quelques 200 utilisateurs de cette plateforme de négoce en ligne. Il apprécie sa rapidité, sa simplicité d’utilisation et son caractère informatif.

Renato Schirinzi

Renato Schirinzi. Avant d’utiliser la plateforme, je faisais 10% des transactions sur devises avec la salle des marchés et le reste sur la plateforme de négoce électronique d’une autre banque. Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’avantage de BCV e-FOREX ? Une fois que j’ai pris ma décision, en un clic elle est faite et j’ai la confirmation directement sur écran. Pour un trader, c’est un énorme avantage de temps et de rapidité : je n’ai plus aucune différence entre le prix affiché et le prix réel ! Et puis, les spread sont vraiment très serrés…

BCV e-FOREX. C’est-à-dire ?

Renato Schirinzi. Pour un trader, plus les écarts entre les prix demandés et les prix offerts, entre le bid et l’ask, sont serrés, meilleurs sont les prix pour les clients. Sur la plateforme e-FOREX, ce spread est de 3 « pips » contre 5 pour la concurrence. Ceci signifie que les conditions pour les clients sont meilleures.

BCV e-FOREX. Comment jugez-vous le design de cette plateforme ?

Renato Schirinzi. Il est très personnalisé. Quand j’ouvre la plateforme, je peux mettre en place toutes les fenêtres de monnaies et de prix qui m’intéressent, y ajouter les graphiques et les nouvelles que je veux consulter. Je peux également recevoir en direct des suggestions en termes de stratégies. Cette personnalisation est intéressante car elle m’aide à avoir des idées et donc, à mieux servir mes clients. La conséquence ? J’observe qu’en utilisant cette plateforme, le négoce en devises a augmenté – en fait, il a doublé ! – ce qui satisfait tout le monde à la Banque, moi le premier.

BCV e-FOREX. Auriez-vous des suggestions pour améliorer la plateforme ?

Renato Schirinzi. Je suis en général très content de cette plateforme. Si je devais cependant avoir un vœu, ce serait celui d’avoir aussi un outil de calcul des options. Mais je sais que c’est une question de temps avant la prochaine version de la plateforme.

BCV e-FOREX. Voyez-vous quelque chose de vraiment particulier chez e-FOREX ?

Renato Schirinzi. Oui, c’est la seule plateforme où il y ait des limites clairement fixées pour les transactions sur devises. C’est important, car on sait qu’il y a ainsi un garde-fou qui évite les erreurs.

Propos recueillis par Paul Coudret, BCV

L’article de presse du Temps

Économie, lundi 8 mars 2004

« La BCV ouvre une plateforme électronique pour les opérations sur le marché des devises »

Jean-Claude Péclet

A peine le clic de souris s'est-il fait entendre que la confirmation apparaît dans une petite fenêtre de l'écran. En moins d'une seconde, Eric Vauthey a acheté un million d'euros. Le responsable du département devises de la Banque cantonale vaudoise appelle ensuite un collègue - «C'était pour une démonstration, je te laisse gérer ça...» - avec la même émotion que s'il commandait un café sans sucre. Il est vrai que le secteur des devises porte sur des montants qui échappent au commun des mortels. Plus de 1500 milliards de dollars y sont échangés quotidiennement.

«Modestement», la BCV y participe pour un milliard de francs en opérations au comptant et environ autant dans celles qui concernent les opérations à terme ou options. Cela représente quelque 500 transactions quotidiennes qui, dans un bon jour, peuvent dégager plus de 100 000 francs de revenus. L'équipe de six personnes traitant le franc suisse est souvent sollicitée par quelque 150 banques clientes, la BCV étant en Suisse romande, avec BNP-Paribas un des acteurs disposant d'une certaine force de frappe pour les opérations impliquant la monnaie nationale.

Des outils plus complets

Depuis cette semaine, son activité dans le marché des devises s'étend avec l'ouverture d'une plateforme électronique, BCV e-FOREX. Ce n'est certes pas la première du genre: UBS et la Banque cantonale de Zurich en proposent déjà, sans parler des concurrents étrangers. «Ces sites prolifèrent!», commente sans se démonter Yves Perréard, spécialiste de la gestion active des devises et président de Perreard Partners Investment.

Bénéficiant de technologies arrivées aujourd'hui à maturité, la plateforme BCV se signale néanmoins au premier contact par la richesse et la simplicité de son contenu. La configuration standard fait apparaître le cours des principales devises, des graphiques d'analyse technique, un déroulé des dernières nouvelles concernant les devises, les rumeurs du marché et les commentaires de cambistes. Bref, un outil complet, convivial et modulable à souhait par l'utilisateur. Surtout, ce dernier peut passer son ordre - «spot» ou à terme - sans changer d'application et avec une transparence immédiate sur le prix net de l'opération.

De quoi inciter à «faire joujou» sur le web... Mais bien entendu, BCV e-FOREX ne s'adresse pas au spéculateur du dimanche. Il vise prioritairement les quelques centaines d'entreprises, tiers gérants, investisseurs avisés sur le marché des devises ou même établissements financiers qui travaillent régulièrement avec la BCV. Après avoir fait deux sondages auprès de cette clientèle, la banque a constaté début 2002 que 20% de celle-ci (probablement plus du tiers aujourd'hui) recourt aux transactions électroniques. Or UBS, double leader du marché global des devises (12% du total) et du e-FOREX (24%), y avait pris une bonne longueur d'avance.

Plutôt que de développer de A à Z une coûteuse solution maison, BCV a adapté à ses besoins des produits existants qui ont fait leurs preuves - «de la même manière que l'écurie Sauber ne fabrique pas ses propres moteurs», relève Eric Vauthey. Résultat: un investissement qui coûtera «au pire» un million de francs à la banque. Pour le client, l'utilisation du logiciel lui-même est gratuite, la BCV se payant naturellement sur les marges des opérations de change, négociables à partir d'un montant de 150 000 francs.

La sécurité est primordiale vu les sommes en jeu et l'important effet levier généralement utilisé sur le marché des devises. Contrairement aux sites destinés à un plus large public, BCV e-FOREX ne se limite pas à un mécanisme entraînant la liquidation automatique d'un compte si des transactions risquées le font chuter au-dessous d'un certain seuil. Dix profils clients ont été établis, et le logiciel est couplé en permanence à celui qui gère les risques pour l'ensemble de la banque. La sécurisation du transfert des données est en outre auditée par KPMG pour éviter toute brèche dans le secret bancaire.

Le lancement d'une plateforme électronique est-il un moyen de diminuer le conseil téléphonique proposé aux quelque 250 clients qui appellent la salle des marchés de la BCV? «Il n'en est absolument pas question, assure Eric Vauthey. Notre atout, par rapport à nos concurrents dont les vendeurs puisent dans des produits élaborés auprès de leur maison mère, est la proximité des cambistes avec nos collaborateurs qui élaborent des produits sur devises. Il en résulte une marge de manoeuvre supérieure dont nous usons pour trouver les meilleures offres sur le marché.»

Rester concurrentiel: tout est là. Certes, une forte concentration a secoué le secteur depuis les années quatre-vingt-dix, où chaque succursale importante de grande banque avait sa propre salle des marchés. Aujourd'hui en Suisse romande, on compte sur les doigts d'une main celles où se créent réellement des produits financiers. Mais «le marché reste encore fragmenté», relève Eric Vauthey, et la BCV ne peut compter que sur sa créativité pour jouer dans la cour des grands.

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