Pratique empruntée au banditisme, le recrutement de mules permet aux cybercriminels de brouiller les pistes après des vols de fonds découlant d'une opération de phishing ou d'un cambriolage de données numériques grâce à un cheval de Troie.
Nul besoin pour postuler d'être bardé de diplômes, mais simplement de parler anglais, d'être majeur, prêt à consacrer deux heures par jour et surtout, de disposer ou d'ouvrir un compte bancaire pour les futures transactions.
L'attaque par phishing couronnée de succès reste en effet encore à rapatrier l'argent sans être identifié par la police. Les pirates ont par conséquent recours aux services d'intermédiaires, ou mules selon le jargon, recrutés par le biais d'emails ou de sites Internet soignés. Contrats de travail et commissions incitatives (entre 5 et 10% des sommes transférées) doivent avoir raison de possibles réticences.
Il est vivement conseillé de ne pas donner suite à ce genre d’offre, car abusés ou conscients de leur participation à une activité criminelle, les internautes, mules à temps partiel, encourent des poursuites judiciaires et des peines d’emprisonnement.
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