L’énergie est l’un des trois principaux défis du 21e siècle. Des bouleversements importants sont en vue. Dans le domaine du bâtiment, les techniques d’économies d’énergie existent. Il ne reste plus qu’à les appliquer.
Selon le Prof. Püttgen, Directeur de la Chaire Gestion des systèmes énergétiques à l’EPFL, le 21e siècle affrontera trois défis mondiaux majeurs. Ils concernent la santé (soins cliniques et préventifs), l’ alimentation (production et distribution) et l’ énergie (production, stockage, transport et distribution). Sans parler de celui des ressources et du cycle de l'eau.
Ces trois défis ont la même cause : l’explosion démographique. L’ONU prévoit 9 milliards d’habitants en 2050. Pour ce qui est de l’énergie, trois milliards d’entre eux auront accès à une énergie disponible, trois autres milliards n’auront que peu d’énergie et les trois restants risquent de ne pas en avoir du tout.
La vision du Prof. Püttgen est claire : « Il faut se rendre à l’évidence : la fin de l’ère pétrolière aura lieu au 21e siècle ! Le pétrole bon marché est derrière nous ! ». Mais en même temps, la consommation d’énergie mondiale va continuer d’augmenter à cause de la croissance démographique et du développement économique. Conséquence : les pays émergents vont utiliser pour leurs propres besoins les futures énergies qu’ils produiront. Et sans pétrole, que feront les pays industrialisés ? Les solutions existent, mais le temps presse.
Une des réponses vers une société énergétiquement sobre est l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les domaines suivants :
Il faut d’urgence appliquer et développer toutes les technologies permettant d’économiser l’énergie. Pour les voitures : la technologie hybride doit être généralisée. Il faut promouvoir les véhicules à moteur électrique et à gaz. Les déchets verts doivent être recyclés par la technique de la biomasse pour produire du gaz, du carburant et de l’électricité. Le Prof. Püttgen le rappelle : « Toutes ces techniques existent, il faut maintenant les appliquer ».
Selon le Prof. Püttgen, « le 21e siècle sera à nouveau celui du charbon ». A côté de l’énergie nucléaire (les 4 centrales suisses s’arrêteront en 2030), « nous devons encore développer l’énergie hydraulique, le photovoltaïque, la géothermie et l’énergie éolienne », tout en sachant qu’elles ne constitueront qu’un apport relatif faible. La construction d’usines à gaz semble se justifier. Mais une fois cette énergie produite, comment va-t-on la stocker ? La technologie des batteries du futur est encore à inventer.
Nous savons construire des maisons, des bâtiments et même des quartiers intelligents. Nous avons donc des opportunités à court terme pour réaliser des économies d’énergie par :
Sachant qu’en Suisse « le taux de rénovation est encore trop faible. Les bâtiments des années 1920-1960 sont des gouffres d’énergie » plaide le Prof. Püttgen.
Il existe déjà en Suisse des bâtiments ne consommant pratiquement plus d’énergie grâce notamment aux nouvelles techniques suivantes :
Les techniques sont connues mais le rythme de rénovation est trop lent. On peut arriver à 25% d’économies possibles en appliquant les techniques existantes. Pour les nouveaux bâtiments, les normes Minergie et Minergie P s’imposent. L’indice énergétique du bâtiment existera bientôt pour chaque immeuble.
« Réalisons ces rénovations dès maintenant ! » a conclu le Prof. Püttgen.
Jean-Louis Emmenegger
Rédacteur indépendant
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